Haïti-Social : La Papda, indignée face au nouvel ajustement salarial de 335 gourdes
P-au-P, 11 juil. 2017 [AlterPresse] — La Plateforme haïtienne de plaidoyer pour un développement alternatif (Papda) se dit indignée face au rapport publié par le Conseil supérieur des salaires (Css), fixant le salaire minimum à 335 gourdes (Ndlr : US $ 1.00 = 65.00 gourdes ; 1 euro = 78.00 gourdes ; 1 peso dominicain = 1.60 aujourd’hui)
Lors d’une conférence de presse, donnée ce mardi 11 juillet, et à laquelle a assisté l’agence en ligne AlterPresse, la Papda se dit solidaire des mouvements ouvriers qui exigent l’augmentation du salaire minimum journalier à 800 gourdes ainsi qu’un accompagnement social.
Les recommandations du Css ne sont pas adéquates parce qu’elles ne se basent pas sur une analyse scientifique de la réalité, critique l’économiste Camille Chalmers, directeur exécutif de la Papda.
Suivant ce document, 35 gourdes ont été ajoutées au salaire minimum journalier qui était de 300 gourdes pour les ouvriers de la sous-traitance.
Des milliers d’ouvrières et d’ouvriers de la sous-traitance ont encore défilé, ce mardi 11 juillet 2017, dans les rues de Port-au-Prince pour manifester leur mécontentement par rapport à cette décision.
Chalmers voit dans ce rapport l’expression d’un parti pris en faveur des intérêts des patrons de la sous-traitance.
Il souligne la détérioration accélérée de la valeur de la gourde face au dollar américain et le contexte d’inflation qui vient éroder, de façon considérable, le pouvoir d’achat des ouvriers et de tous les salariés en Haïti.
Une grande partie de la couche moyenne ne peut répondre à ses besoins quotidiens principalement au niveau alimentaire, déplore-t-il.
La crise sociale que connait le pays actuellement est l’expression de l’échec du modèle de « factories », signale Chalmers, plaidant pour d’autres types d’emplois en Haïti.
Une autre journée de manifestation est prévue le mercredi 12 juillet 2017, au cas où le gouvernement ferait fi des revendications des ouvriers. [jep emb gp apr 11/07/2017 15 : 50]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article21849#.WWZt5unkXIU
Haïti-Sous-traitance : Des organisations de la société civile rejettent le nouvel ajustement salarial de 335 gourdes
P-au-P, 11 juil. 2017 [AlterPresse] — Des organisations de la société civile critiquent le nouvel ajustement salarial de 335 gourdes (Ndlr : US $ 1.00 = 65.00 gourdes ; 1 euro = 78.00 gourdes ; 1 peso dominicain = 1.60 aujourd’hui) proposé par le Conseil supérieur des salaires (Css) au lieu des 800 gourdes réclamées par les syndicats ouvriers de la branche textile.
Dans des interviews accordées à l’agence en ligne AlterPresse, elles plaident en faveur d’un meilleur traitement salarial des ouvriers face à l’inflation galopante.
La directrice exécutive de la Solidarité des femmes haïtiennes (Sofa), Marie Evelyne Larrieux, exprime sa réserve vis-à-vis du mode de calcul utilisé pour fixer le salaire minimum.
Quelle est la formule utilisée par les membres du Css pour arriver à cet ajustement du salaire minimum des ouvriers ?, se demande-t-elle.
Si le Css avait utilisé la formule de l’Indice des prix à la consommation (Ipc), il aurait pu se rendre compte que le salaire minimum n’aurait pas pu être fixé à 335 gourdes, estime-t-elle.
Le salaire minimum qui était de 300 gourdes est passé à 335 gourdes, soit un ajustement de 11.7 % pour les industries d’assemblages et manufacturières tournées vers l’exportation suivant le 4e rapport du Css, publié le vendredi 7 juillet 2017.
Cette décision aura des incidences sur la capacité des parents de s’acquitter des frais scolaires de l’année académique 2017-2018, augure Larrieux.
Pour sa part, Guy Numa, membre de la coordination du Mouvement démocratique populaire (Modep) dénonce le comportement des autorités de l’État ainsi que des membres du Css qui ont ajouté seulement 35 gourdes sur le salaire des ouvriers.
Cette action constitue, dit-il, un camouflet contre la lutte revendicative en cours, qui exige de meilleures conditions de travail.
L’ouvrier doit avoir un salaire qui puisse lui permettre de vivre normalement en tant qu’être humain, souhaite-t-il.
Ce nouvel ajustement salarial rend encore plus fragile la conjoncture actuelle et risque de faire éclater d’éventuels conflits, avertit le coordonnateur national de la Commission épiscopale (catholique romaine) Justice et paix (Ce/Jilap), Me Rovelson Apollon.
La décision du Css de fixer le salaire à 335 gourdes ne reflète pas la réalité du pays, face à l’inflation galopante, indique-t-il.
Le pays vit un moment socio-politique vraiment complexe. Il ressemble à un baril de poudre qui pourrait éclater à n’importe quel moment à cause des contradictions profondes existantes, prévient Apollon.
Plusieurs milliers d’ouvrières et d’ouvriers de la sous-traitance ont défilé dans les rues de la capitale Port-au-Prince, le lundi 10 juillet 2017, pour continuer de réclamer une augmentation de salaire à 800 gourdes.
Les syndicats ouvriers ont annoncé d’autres journées de manifestations les mardi 11 et mercredi 12 juillet 2017, au cas où les revendications ouvrières ne seraient pas satisfaites. [jep emb gp apr 11/07/2017 10 :40]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article21845#.WWZteenkXIU
Haïti/Sous-traitance : Des milliers d’ouvriers dans les rues pour dénoncer le nouveau salaire minimum de 335 gourdes
P-au-P, 10 juil. 2017 [AlterPresse] — Plusieurs milliers d’ouvrières et d’ouvriers de la sous-traitance ont gagné, de nouveau, les rues de la capitale Port-au-Prince, ce lundi 10 juillet 2017, pour réclamer une augmentation de salaire à 800 gourdes (Ndlr : US $ 1.00 = 65.00 gourdes ; 1 euro = 78.00 gourdes ; 1 peso dominicain = 1.60 aujourd’hui) au lieu des 335 gourdes proposées par le Conseil supérieur des salaires (Css).
Les ouvriers ont dénoncé cette proposition, moins de 72 heures après la publication du rapport du Css, le 7 juillet 2017, fixant ce nouveau salaire minimum.
Démarrée devant les locaux de la Société nationale des parcs industriels (Sonapi), la manifestation a parcouru la route de l’Aéroport, avant de se rendre devant le Ministère des affaires sociales et du travail (Mast) pour délivrer un message.
Les manifestantes et manifestants, dont certains étaient munis de pancartes, critiquent le nouveau salaire du Css, qui constitue, selon eux, une provocation et une gifle des patrons et de l’État.
Par ailleurs, « les ouvriers révoqués arbitrairement et illégalement doivent reprendre leur travail sans condition, dans les prochains jours. Dans le cas contraire, la mobilisation va s’intensifier », menace Télémaque Pierre, porte-parole des organisations syndicales des usines textiles.
Ces organisations sont le Sendika ouvriye tektil ak abiman (Sota) et la Platfom sendikal izin tekstil- Batay ouvriye (Plasit-Bo).
Il appelle toutes les organisations progressistes conséquentes à participer dans cette lutte qui concerne toutes les couches sociales du pays.
La mobilisation sera maintenue jusqu’à ce que nous obtenions gain de cause, soutient le syndicaliste.
Il pointe du doigt plusieurs personnalités qui seraient opposées au relèvement du salaire minimum journalier en Haïti, notamment les patrons d’usine André Apaid, Alain Villard et Charles-Henry Baker, ancien candidat malheureux à la présidence à plusieurs reprises.
Nommé au Css par le gouvernement pour représenter les ouvriers, Pierre Joseph Polycarpe serait opposé à l’augmentation du salaire minimum, fustige, pour sa part, le coordonnateur général de la Coordination nationale des ouvriers haïtiens (Cnoha), Dominique St Eloi.
Un autre représentant ouvrier au sein du Css, Fritz Charles serait également membre du directoire du parti politique Respè, dirigé par Charles-Henry Baker.
Ces deux représentants seraient à la solde des patrons d’usines, fustige St Eloi.
Il encourage les ouvriers à rester mobilisés et soudés les uns aux autres pour mener le combat.
Les patrons savent très bien que les 335 gourdes fixées comme salaire journalier pour les ouvriers sont insuffisantes, rejette-t-il.
D’autres journées de manifestations sont attendues les mardi 11 et mercredi 12 juillet 2017, au cas où les revendications ouvrières ne seraient pas satisfaites. [jep emb gp apr 10/07/2017 14 :15]
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Haïti-Culture : Des hommages à la mémoire de l’éminent poète et écrivain Claude Clément Pierre
P-au-P, 7 juil. 2017 [AlterPresse] — Des institutions projettent d’organiser des soirées d’hommage parallèles, ce vendredi 7 juillet 2017, pour saluer la mémoire de l’éminent poète Claude Clément Pierre, décédé à l’âge de 76 ans, le samedi 24 juin 2017, à Ottawa, au Canada, des suites d’une maladie rare.
Des activités culturelles annoncées par l’Académie du Créole haïtien (Aka) ainsi que le Ministère de la culture et de la communication se tiendront en l’honneur du défunt dans les jardins du Musée du panthéon national d’Haïti (Mupanah), au Champs de Mars, non loin du Palais national, en ruine depuis après le séisme destructeur du 12 janvier 2010.
Des témoignages sur la vie et l’œuvre du défunt, des lectures de textes et des projections de photos de souvenir seront au menu de cette veillée.
Y prendront part, entre autres, les parents, les amis, les camarades de l’Académicien, les professeurs et les étudiants de la Faculté linguistique appliquée (Fla), le personnel de la Secrétairerie d’État à l’alphabétisation (Sea) ainsi que d’autres représentants d’institutions.
« Claude Pierre, l’académicien, le poète, l’écrivain, le professeur d’université, nous a laissé mais ses œuvres, le souffle de ses idées resteront toujours présents dans nos esprits », souligne l’Aka, dans une note de presse en date du 4 juillet 2017, transmise à AlterPresse.
Le centre culturel Anne-Marie Morisset, pour sa part, organise, ce vendredi 7 juillet, une soirée d’hommage en mémoire de Pierre, avec comme invités spéciaux le musicien Syto Cavé et d’autres artistes dont Herby François.
Dans la même soirée, une célébration culturelle sera réalisée à Ottawa par la famille de l’Académicien pour honorer sa vie.
Les funérailles de Pierre, né le 28 février 1941 à Corail (Grande Anse, une partie du Sud-Ouest d’Haïti), seront chantées dans la matinée du samedi 8 juillet 2017 à l’église Sainte Marie, à Ontario (Canada).
Les cendres de l’académicien seront envoyés en Haïti au cours du mois d’août prochain.
Auteur d’une dizaine de recueils de poèmes, Pierre a été récipiendaire de plusieurs distinctions, dont le Prix de Poésie de l’Alliance Française, à Ottawa-Hull en 1987, pour « Le coup de l’étrier » et le Prix Joseph D. Charles de la bibliothèque Georges Castera, en Haïti, en 2012, pour « Le voyage inventé » et pour son importante contribution à la promotion de la littérature haïtienne.
Son œuvre poétique est caractérisée par un véritable travail sur le langage et par le parti pris pour des problèmes sociaux et existentiels.
Un des fervents défenseurs de la langue créole, Pierre est considéré, à la fois, comme un poète majeur de la littérature haïtienne, un critique littéraire et un linguiste spécialiste de la sémiotique, discipline qu’il enseignait depuis plus de 30 ans à l’Ueh.
Sa mort a constitué une grande perte pour les milieux littéraires et académiques. [jep apr 07//07/2017 11 :50]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article21829#.WV-3SOnkXIU
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Haïti-Economie : Des organisations déplorent la faiblesse de l’État face aux agissements des compagnies pétrolières
P-au-P, 6 juil. 2017 [AlterPresse] — Plusieurs organisations, notamment de droits humains, déplorent la faiblesse de l’État haïtien face aux agissements des compagnies pétrolières en Haïti, dans des interviews accordées à l’agence en ligne AlterPresse.
Elles appellent le gouvernement à prendre ses responsabilités dans la mésentente qui l’oppose aux trois principales compagnies pétrolières du pays, suite à une importation irrégulière de produits pétroliers, effectuée sans passer par l’État haïtien via le Bureau de monétisation des programmes d’aide au développement (Bmpap).
Les directeurs des trois principales compagnies de distribution de produits pétroliers, à savoir Sol, Dinasa et Total sur le marché local ont fait l’objet de mandats d’amener pour avoir introduit, de manière frauduleuse, des produits pétroliers sur le territoire national.
« Il faut que la force reste à la loi », affirme Rosny Desroches, directeur exécutif de l’Initiative de la société civile (Isc), joint au téléphone par AlterPresse.
S’il y a une loi qui prévoit que toute commande de carburant doit exclusivement passer par le Bmpad, elle doit être respectée, soutient-il.
Il exhorte l’État à déterminer si l’action posée par ces compagnies est le fruit d’une volonté délibérée d’ignorer l’autorité de l’État.
Si tel est le cas, il encourage à sanctionner les contrevenants avec la dernière rigueur.
Toutefois, il dit souhaiter que l’État haïtien et les compagnies pétrolières trouvent des arrangements, en ce qui concerne la gestion du carburant.
Le malentendu existant entre l’État haïtien et le secteur privé des affaires en rapport surtout aux produits pétroliers est le résultat de la faiblesse du gouvernement, souligne, pour sa part, le co-directeur du Collectif Défenseur Plus, Antonal Mortimé.
Il faut, dit-il, un modus operandi pour gérer la situation.
Toutes celles et tous ceux ayant enfreint la loi doivent être sanctionnés sans qu’il n’y ait d’abus d’autorité et injustice, souhaite-t-il.
« C’est l’État haïtien qui a créé ce problème, c’est à lui de le résoudre », tranche de son côté, le directeur exécutif du Réseau national de défense des droits humains (Rnddh), Pierre Espérance.
Le Bmpad est la seule institution ayant le monopole pour passer des commandes de carburant. Mais, il doit le faire dans la transparence par des appels d’offres. Le fait par le bureau de ne l’avoir pas fait ainsi a amené à cette mésentente, déclare-t-il.
Le Rnddh rappelle qu’une compagnie n’a pas le droit de passer des commandes de gaz sans l’aval de l’État haïtien.
Les autorités qui ne sont pas à la hauteur de leur tâche rendraient le dossier compliqué.
Par rapport aux craintes persistantes d’indisponibilité du pétrole dans le pays, le ministre de l’Économie et des finances (Mef), Jude Alix Patrick Salomon, a affirmé au journal Le Nouvelliste qu’n’y aura pas de rareté de carburant sur le marché local. [jep emb gp apr 06/07/2017 10 :30]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article21828#.WV6E5-nkXIU
Coopération : Signature d’un accord entre le gouvernement haïtien et les Nations unies, en faveur d’un développement durable en Haïti
P-au-P, 4 juil. 2017 [AlterPresse] — L’État haïtien et l’Organisation des Nations unies (Onu) viennent de parapher un accord de partenariat relatif au Cadre de développement durable (Cdd) 2017-2021.
Cet accord, signé le 30 juin 2017, vise à conjuguer les efforts afin de rompre avec le cercle vicieux de l’instabilité politique et institutionnelle ainsi que de la pauvreté multidimensionnelle, apprend AlterPresse.
L’élaboration du Cdd 2017-2021 intervient après plus de cinq ans de coopération basée sur les Cadres stratégiques intégrés (Isf) 2010-2012/2013-2016, et s’inscrit résolument dans la perspective des droits humains, indique un rapport des Nations unies, transmis à AlterPresse.
« Malgré les efforts remarquables accomplis par le gouvernement, l’instabilité politique et institutionnelle, et la pauvreté multidimensionnelle portent atteinte à la dignité de la majorité de la population haïtienne notamment à celle des personnes les plus vulnérables qui ne jouissent pas pleinement de leurs droits civiques, politiques, économiques, sociaux et culturels », lit-on dans ce rapport.
Le Cdd vise à contribuer au renforcement de la résilience politique, humaine, territoriale et économique
« Le Cdd 2017-2021 est le résultat d’un processus participatif et inclusif qui a été caractérisé par l’implication effective de la totalité des entités des Nations unies résidentes et non résidentes notamment des agences et des sections de la Minustah, des représentants du gouvernement et de la société civile ainsi que des partenaires au développement ».
Il se concentre sur cinq domaines d’interventions prioritaires : la réduction de la pauvreté et la promotion de l’emploi décent, l’accès et l’utilisation des services sociaux de base de qualité, l’égalité des sexes et la protection, la résilience ainsi que la gouvernance.
Son budget total est estimé à plus d’un milliard de dollars (Ndlr : US $ 1.00 = 65.00 gourdes ; 1 euro = 78.00 gourdes ; 1 peso dominicain = 1.60 gourde aujourd’hui) [jep emb gp apr 04/07/2017 11 :35]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article21819#.WV0JEunkXIU
Santé : Vers l’éradication de l’épidémie du choléra en Haïti d’ici fin 2018
Diminution, à moins de 100 cas par semaine, de l’incidence de l’épidémie du choléra, selon le Mspp
P-au-P, 04 juil. 2017 [AlterPresse] — Le Ministère de la santé publique et de la population (Mspp) réitère sa détermination d’éradiquer l’épidémie de choléra dans le pays, d’ici la fin du mois de décembre 2018.
En se basant sur les résultats, obtenus avec la mise en application de nouvelles stratégies, il est très probable que, d’ici décembre 2018, il n’y ait plus de choléra en Haïti, tente de rassurer le coordonnateur national de la lutte contre le choléra, le docteur Donald François, joint au téléphone par l’agence en ligne AlterPresse.
Grâce à des activités stratégiques bien définies, l’incidence de l’épidémie du choléra a diminué à moins de 100 cas par semaine, indique-t-il.
Dr. Donald François applaudit l’aspect positif des activités, réalisées par le Mspp, comme la vaccination, qui constitue l’un des éléments ayant contribué à la diminution des cas de choléra.
Selon les statistiques, au Mspp, quatre départements géographiques, dont le Sud, le Sud-Est, le Nord-Est et le Nord d’Haïti, seraient dépourvus de choléra.
La majorité des cas recensés se retrouvent dans le département de l’Ouest, plus particulièrement dans la commune de Port-au-Prince.
Des actions de lutte contre la maladie sont en train d’être menées dans 9 communes du département de l’Ouest, informe l’unité de lutte contre le choléra au Mspp.
Par ailleurs, le porte-parole du secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (Onu), le Français Stéphane Dujarric, avait annoncé de nouveaux efforts pour enrayer l’avancée du choléra en Haïti.
Une campagne de vaccination contre le choléra – menée, en novembre 2016 par le Ministère haïtien de la santé publique et de la population – a été soutenue par les branches, en Haïti, de l’Organisation mondiale de la santé (Oms) et du Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef).
Elle a permis de vacciner 729 mille personnes dans 16 communes de la Grande Anse (une partie du Sud-Ouest) et du Sud, soit une couverture vaccinale moyenne de 90% dans ces deux départements géographiques.
Dans une note de plaidoyer, en date du 7 novembre 2016, plusieurs institutions et personnalités avaient recommandé une réorientation de la campagne de vaccination contre le choléra, pour qu’elle soit plus efficace.
Introduite en Haïti, en octobre 2010, à partir d’une base de casques bleus du Népal à Mirebalais (département du Plateau central), l’épidémie du choléra a déjà fait plus de 10 mille morts sur le territoire national. [jep emb rc apr 4/07/2017 16:20]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article21823#.WV0IwenkXIU
Politique : Plaidoyer en faveur d’une meilleure décentralisation et gouvernance locale en Haïti
« La plupart des villes à forte densité démographique, en Haïti, se situent dans des plaines inondables, aux bords de la mer, sur des pentes ou près des failles systématiques », alerte l’ingénieur-géologue Claude Prépetit, directeur général du Bureau des mines et de l’énergie (Bme).
P-au-P, 04 juil. 2017 [AlterPresse] — La Fédération nationale des maires haïtiens (Fenamh) plaide pour une meilleure décentralisation et gouvernance locale en Haïti, lors d’une rencontre, organisée le vendredi 30 juin 2017, entre les conseils municipaux du département de l’Ouest (Amo) et la Police nationale d’Haïti (Pnh), observe l’agence en ligne AlterPresse.
La centralisation du pouvoir, entre les mains du pouvoir exécutif, est toujours, malheureusement, la règle, déplore le président de la Fenamh, Jude Edouard Pierre, également maire principal de Carrefour, lors de l’activité déroulée autour du thème « sécurité citoyenne et publique ».
La société civile, qui n’a pas les moyens pour mener le combat contre cette pratique, s’efface petit-à-petit, renforçant ainsi le spectre de l’invincibilité de cette « centralisation effrénée », regrette-t-il.
Cette situation conduit à la fois à « l’inefficacité » et à « l’inefficience » de l’appareil de l’État, dans la fourniture des services sociaux de base à la population.
Comment une mairie peut-elle assurer la sécurité de ses citoyennes et citoyens, quand elle ne dispose pas d’un Corps de sapeurs-pompiers et d’une armée ?, se demande Jude Edouard Pierre.
De plus, une grande partie de citoyennes et citoyens ne paie pas les redevances envers les mairies.
L’Association des maires de l’Ouest et la Fenamh entendent porter le débat sur la décentralisation, dans toutes les sphères de la vie nationale, en particulier dans le monde universitaire et au niveau des Conseils d’administration de sections communales (Casec) et des Assemblées de section communale (Asec), annonce Jude Edouard Pierre.
L’enveloppe des fonds communaux, qui était de 1 milliard 400 millions de gourdes, est passée aujourd’hui à 500 millions de gourdes, soit une réduction de 65%, critique le maire principal de Carrefour, dénonçant la part du budget rectificatif 2016-2017, allouée aux communes.
Le combat pour la décentralisation doit être mené ensemble avec toutes les actrices et tous les acteurs, dans le respect des lois de la république d’Haïti, souhaite-t-il.
Il y a beaucoup à faire en matière de la sécurité citoyenne, dans le domaine de la régulation urbaine, affirme, pour sa part, un représentant prenant la parole au nom du titulaire du Ministère de l’Intérieur et des collectivités territoriales (Mict), Max Rudolph Saint Albain, absent à la rencontre.
« Il n’est pas normal qu’un citoyen habite dans des villes, sans aucun schéma d’aménagement », dénonce-t-il, se disant préoccupé par des tragédies récurrentes, dues à l’insécurité routière.
« En ce temps de réchauffement climatique, au niveau mondial, et au regard de la densité de la population, nous devons œuvrer à l’amélioration des collectivités territoriales, respecter les lois et les droits de la personne humaine, afin de garantir la sécurité de la population », poursuit-il.
« La plupart des villes à forte densité démographique se situent dans des plaines inondables, aux bords de la mer, sur des pentes ou près des failles systématiques », alerte, pour sa part, l’ingénieur-géologue Claude Prépetit.
Haïti figure parmi les 15 premiers pays, avec les indices de prédisposition aux catastrophes naturelles les plus élevés au monde, rapporte Prépetit, qui suggère aux autorités du pays de penser globalement et d’agir localement. [jep emb rc apr 04/07/2017 08:35]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article21815#.WV0DfenkXIU
Haïti-Politique : Mise en place d’une commission parlementaire pour faire la lumière sur la traite de 31 jeunes et l’affaire Nabatco
P-au-P, 28 juin 2017 [AlterPresse]— La formation d’une commission spéciale est annoncée, en vue de faire la lumière sur la tentative de traite de 14 mineures, âgées de 13 à 17 ans, et de trafic de 17 jeunes filles majeures, âgées de 18 à 24 ans, sur la côte des Arcadins (nord de la capitale) ainsi que sur l’affaire Nabatco.
Cette annonce a été faite par la Commission justice et sécurité publique, au sénat de la république, lors d’une rencontre entre les parlementaires et une délégation du Conseil supérieur de la police nationale (Cspn), le mardi 27 juin 2017.
Selon des précisions, apportées par la Direction de la police judiciaire sur le dossier, les étrangers, impliqués dans ce coup de filet, sont tous des membres d’une organisation, basée à Utah (États-Unis d’Amérique) ; qui œuvre dans la lutte contre la traite des personnes.
Les étrangers concernés étaient en réalité des coopérants, venus dénoncer le réseau de trafiquants à la Dcpj et supporter en équipements la Brigade de la protection des mineurs (Bpm), selon le responsable de la Dcpj, le commissaire Normil Rameau.
Les autorités policières avaient procédé, le dimanche 5 février 2017, à l’arrestation de sept présumés trafiquants, lors de la tentative de traite des jeunes.
9 Haïtiens ont été arrêtés, le même jour, pour traite de ces mineures vers l’étranger.
« Ces 31 adolescentes et jeunes ont passé, tout le moment de l’investigation et de traitement de ce dossier, entassées dans 2 petites pièces, non adaptées, de la Brigade de protection des mineurs (Bpm) », avait dénoncé l’Observatoire haïtien sur la traite et le trafic de personnes.
Ce dernier avait exprimé ses vives préoccupations, à propos du traitement des cas de ces adolescentes et de ces jeunes filles, victimes de traite et de trafic.
Points d’ombre sur le navire « MV Manzanares », où a été découverte, en avril 2015, de la drogue, dissimulée dans une cargaison de sucre importée par la compagnie Nabatco
Par ailleurs, sur plus d’une dizaine de présumés trafiquants interpellés dans le cadre de l’affaire Nabatco, seulement deux d’entre eux se trouvent encore en prison, fait savoir le commissaire du gouvernement près le tribunal de première instance de Port-au-Prince, Me Ocnam Clamé Daméus.
108 kilos de cocaïne et 15 kilos d’héroïne, dissimulées au milieu de 6,500 tonnes de sucre en provenance de la Colombie, ont été saisis à bord du navire « MV Manzanares » battant pavillon panaméen.
Cette saisie fait suite à une opération de la Brigade de lutte contre le trafic de stupéfiants (Blts), coordonnée par la « Drug enforcement administration » (Dea), en avril 2015.
Cette cargaison, dont la valeur de revente était évaluée à environ 10 millions de dollars américains (Ndlr : US $ 1.00 = 65.00 gourdes ; 1 euro = 78.00 gourdes ; 1 peso dominicain = 1.60 gourde aujourd’hui), avait été interceptée dans un port local (Wharf Jérémie, situé dans la commune de Cité Soleil, périphérie nord).
L’homme d’affaires Marc Antoine Acra, responsable de la Nabatco, compagnie importatrice d’une cargaison de sucre, en provenance de Colombie, transportée par le navire « MV Manzanares » ainsi que Sébastien François Xavier Acra et Gregory Georges, alias Ti Ketan, ont été inculpés dans cette affaire pour trafic de drogue.
C’est ce qui est précisé dans une ordonnance de clôture de l’instruction du juge Berge O. Surpris, du Tribunal de première instance de Port-au-Prince, en date du 29 juillet 2016.
Un ordre d’interdiction de départ avait même été émis par le commissaire du gouvernement, Jean Danton Léger, contre Acra, dans le cadre du dossier Manzanares, en avril 2016.
Cependant, l’homme d’affaires, inculpé pour « trafic illicite de la drogue », a été vu avec le président élu, Jovenel Moïse, en visite en République Dominicaine à l’invitation du président Danilo Medina, le lundi 16 janvier 2017.
Parmi neuf personnes, renvoyées par-devant le cabinet d’instruction dans ce dossier de trafic de drogue, la majorité, y compris tout l’équipage constitué de Colombiens, ont été libérés.
Ces gens ont été libérés sur ordre du commissaire principal d’alors, en l’occurrence, Jean Danton Leger, indique le substitut du commissaire du gouvernement, Me Joseph Elysée, qui avait signé l’ordre de mise en liberté.
Une seule personne se trouve en prison, en l’occurrence l’un des trois Haïtiens inculpés dans l’affaire, dont deux agents de sécurité et un intendant.
La rencontre du 27 juin 2017 au parlement a réuni les membres du Cspn, dont le titulaire du Ministère de la justice et de la sécurité publique (Mjsp), Me Heidi Fortuné, et le responsable de la Dcpj, le commissaire Normil Rameau. [jep emb gp apr 28/06/2017 16:00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article21801#.WVT6cOnkXIU
Haïti-Délimitation territoriale : Mésentente entre le Mict et des Conseils de citoyens sur la gestion des communes nouvellement créées, dont Liancourt
Liancourt (Artibonite, Haïti), 28 juin 2017 [AlterPresse] — Des habitants de la commune de Liancourt (département de l’Artibonite) dénoncent une tentative du directeur général du Ministère de l’intérieur et des collectivités territoriales (Mict), Fednel Monchéry, de remplacer, de force, les membres de la commission chargée d’administrer ces dites communes, selon les témoignages recueillis par l’agence en ligne AlterPresse.
Ces habitants de Liancourt disent craindre que les problèmes de délimitation territoriale refassent surface dans la zone, vu que le Mict voudrait, à tout prix, contrôler ces communes, en faisant placer des bases de l’organisation politique Repons peyizan dans ces communes.
Des démarches sont en train d’être entamées, en vue de porter le directeur général du Mict à abandonner ce projet.
« Le directeur du Mict, Fednel Monchéry, et le directeur des collectivités territoriales, Rutland Anglade, ont organisé (le mercredi 14 juin 2017) une rencontre dans la commune de Liancourt, sans tenir compte de cette commission », rapporte Edrick Joris, porte-parole du Groupe des six communes nouvellement créées.
Monchéry projetterait de remplacer les membres de la commission par des sympathisants de Repons peyizan, met-il en garde.
Il ne s’agit pas de commission, mais de « Conseils de citoyennes et citoyens », tient à souligner le responsable de communication au Mict, Albert Moléon, joint au téléphone par AlterPresse.
« Logiquement, un directeur du Mict ne pourrait pas casser une décision, prise par un arrêté présidentiel », explique Moléon.
Le Mict a un personnel supplétif, dont des techniciens, pour accompagner chaque Conseil de citoyennes et citoyens, à la différence des commissions, qui ne sont pas constituées de la même manière, indique-t-il.
Le Mict aurait reçu des plaintes contre certains « Conseils de citoyennes et citoyens », qui auraient perçu des taxes sur des habitantes et habitants.
Puisque ces Conseils de citoyennes et citoyens n’étaient pas habilités à gérer des fonds de l’État, des décisions ont été prises, en conséquence, pour faire transiter la subvention du Mict par la délégation départementale (de l’Artibonite), fait savoir le responsable de communication au Mict.
Les Conseils de citoyennes et citoyens des communes de Liancourt et Montrouis déposeront, désormais, leurs projets à la délégation départementale de l’Artibonite.
Accompagné du directeur des collectivités territoriales, Ruthland Anglade, et d’un membre du cabinet du titulaire du Mict, Dr Ely Thelot Fils, le directeur général de cette institution, Fednel Monchéry, a effectué une visite de terrain à Liancourt et Montrouis, le mercredi 14 juin 2017, afin d’évaluer ces nouvelles structures territoriales.
L’objectif de cette visite serait également de rassurer la population quant à l’appui du Mict à la structuration et la normalisation de ces nouvelles communes, créées par un décret de l’année 2015.
Au cours de ce déplacement, la délégation s’est entretenue avec les groupes organisés, les notables et les « Conseils de citoyennes et citoyens », au niveau de ces deux nouvelles municipalités, Liancourt et Montrouis, constituées par le décret de juillet 2015, mais dont les structures ne sont, à date, pas opérationnelles.
Cette démarche visait également à passer des consignes, claires et précises, afin de corriger certaines anomalies, dénoncées par les communautés locales et ayant rapport à la perception de redevances, ne relevant pas des compétences des « Conseils de citoyennes et citoyens », installés, en décembre 2016, pour jeter les bases de l’opérationnalisation de ces dites communes.
La commission, en charge des nouvelles communes, a pour mission d’identifier des sources de revenus, en vue de leur fonctionnement, insiste Joris.
Elle devrait aussi initier des démarches, en vue de mettre sur pied un appareil administratif et des services, capables de répondre aux besoins des citoyennes et des citoyens, entre autres.
Cette commission a été mise sur pied, le 30 décembre 2016, par l’ancien président provisoire, Jocelerme Privert (14 février 2016 – 7 février 2017), ainsi que le titulaire du Mict d’alors, François Anick Joseph.
Les nouvelles communes ont été créées par décret présidentiel, en date du 22 juillet 2015, sous l’ancienne administration de l’ex-président Joseph Michel Martelly.
Il s’agit de Liancourt (1re section communale de Liancourt, dans la commune de Verrettes), de Lapointe (2e section communale de Lapointe, dans la commune de Port-de-Paix), de Baptiste (Quartier Baptiste de la 1re section communale Renthe-Mathé (dans la commune de Belladère), des Arcadins (dans l’arrondissement de Saint-Marc) et de Mafranc (7e section communale de Marfranc, dans la commune de Jérémie).
Enclenchés depuis 2015, des mouvements violents se sont poursuivis à l’Arcahaie, le lundi 6 mars 2017, en ce qui concerne le projet de délimitation territoriale, qui élève Montrouis au rang de commune à part entière, suivant un décret publié le 22 octobre 2015 sous la présidence d’alors de Michel Martelly et du premier ministre Evans Paul.
Une dizaine de blessés, quatre véhicules incendiés, 20 autres gravement endommagés ont été enregistrés lors de ces troubles de mars 2017. [jep emb rc apr 28/06/2017 15 :45]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article21796#.WVT5COnkXIU
Source: Photo facebook du Ministère de l’Intérieur et des Collectivités Territoriales (Mict)
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