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Justice/Détournement de fonds publics : La libération de Sandro Joseph, « un mauvais signal et une honte » pour la justice en Haïti

En dernière heure : Les accusés Sandro Joseph, Pierre Hermann Rémédor et Pierre Marcelin Jean-Philippe ont pris l’engagement de restituer, à l’Etat haïtien, les 46 millions de gourdes (US $ 1.00 = 66.00 gourdes ; 1 euro = 77.00 gourdes ; 1 peso dominicain = 1.50 gourde aujourd’hui), fonds pour lequel ils étaient accusés de détournement, affirme le parquet près le tribunal civil de Port-au-Prince.

Le parquet près le tribunal civil de Port-au-Prince a, alors, décidé de ne produire aucun recours en cassation, contre le verdict, rendu, le lundi 19 septembre 2016, par le juge Mathieu Chanlatte, libérant les trois accusés pour « insuffisance de preuves » et « absence d’arrêt de débet » de la Cour supérieure des comptes et du contentieux administratif (Csc /ca).

Pourquoi les trois accusés se sont-ils engagés à restituer le montant (détourné ?) de 46 millions de gourdes, pour lequel la justice criminelle vient de les déclarer « non coupables » ?

Actualisé le 22 septembre 2016

P-au-P, 21 sept. 2016 [AlterPresse] — Plusieurs organisations de droits humains ont manifesté leur mécontentement, suite à la décision de libération, en faveur de l’ancien directeur général (septembre 2006 – novembre 2008) de l’Office national d’Assurance vieillesse (Ona), Sandro Joseph [1], accusé de blanchiment des avoirs et de détournements de fonds, après six ans de cavale (depuis le tremblement de terre du 12 janvier 2010), selon les informations recueillies par l’agence en ligne AlterPresse.

« La décision du juge envoie un mauvais signal pour la justice et la société, en général, parce que c’était l’un des cas qui attiraient l’attention de la société », estime le coordonnateur de la Plateforme de défense des droits humains (Pohdh), Joseph Maxime Rony.

Le fait, par Sandro Joseph, de se rendre à la justice, en juillet 2016, après 6 ans de cavale, ne suppose-t-il pas qu’il avait reçu des garanties de sa libération, dans le cadre d’une « parodie de justice » ?, se demandent des observateurs.

Pourquoi n’y a-t-il pas eu d’arrêt de débet de la Cour supérieure des comptes et du contentieux administratif, quant à d’éventuelles irrégularités de Sandro Joseph, durant sa gestion à l’Ona, de septembre 2006 à novembre 2008 ?

Sur quelles bases administratives l’Ona (qui retein des cotisations du secteur privé) peut-il décaisser des fonds, en cadeau, à des particuliers, groupes musicaux, parlementaires et autres ?

« Le renvoi hors des liens d’inculpation de Sandro Joseph… une nouvelle fois, ce procès démontre à quel point la justice haïtienne est corrompue. La justice joue un rôle important dans le maintien d’un climat de corruption et d’impunité dans le pays », relève le directeur exécutif du Réseau national de défense des droits humains (Rnddh), Pierre Espérance.

Sandro Joseph ne serait pas coupable des faits qui lui ont été reprochés, suivant le verdict rendu, le lundi 19 septembre 2016, par le juge Mathieu Chanlate.

L’ex-directeur général de l’Ona, Sandro Joseph, avait été, préalablement, arrêté le 19 mars 2009, sur ordre du juge d’instruction Yves Altidor, suite à une enquête pour malversation et blanchiment d’argent.

Un rapport de l’Unité de lutte contre la corruption (Ulcc) avait souligné l’état de corruption, qui existait au sein de l’Ona, durant la gestion (septembre 2006 – novembre 2008) de Sandro Joseph.

Le Rnddh regrette que le juge Chanlatte ne se soit pas mis du côté de la société, pour protéger les citoyennes et citoyens contre la corruption et l’impunité.

« Le juge a sali l’image de la justice. Le procès de Sandro Joseph, c’était quelque chose qui a été bien planifié. Sandro Joseph a fait plus de six ans en cavale. Il s’est rendu à la justice, parce qu’il avait la garantie, du côté du tribunal de première instance, que le dossier allait être confié à des juges, qui pouvaient salir l’image de la justice et blanchir Sandro Joseph », souligne le Rnddh.

« En matière de corruption et de blanchiment d’argent, le juge ne devrait pas attendre l’arrêt de débet pour prendre des sanctions contre une personne. Il pouvait demander à la Cour supérieure des comptes et du contentieux administratif (Csc/ca) de diligenter une enquête sur la gestion de Sandro Joseph ».

Il y aurait une volonté, du côté de la justice haïtienne, pour blanchir Sandro Joseph.

Le Rnddh appelle la Csc-ca à diligenter un audit sur la gestion de Sandro Joseph à l’Ona, afin qu’il soit arrêté à nouveau et traduit devant la justice, pour des crimes financiers commis durant son administration.

Le notaire Pierre Hermann Rémédor et l’arpenteur Pierre Marcelin Jean-Philippe, deux autres accusés dans l’affaire Sandro Joseph, sont également libérés, suivant les conclusions du tribunal criminel, présidé par le juge Mathieu Chanlatte et siégant sans assistance de jury, à l’audience du lundi 19 septembre 2016. [jep emb rc apr 21/09/2016 16:20]

[1] Ndlr : Dans son verdict, prononcé le lundi 19 septembre 2016, le juge Mathieu Chanlatte, siégeant à un tribunal criminel, sans assistance de jury, « déclare non constants » les faits de détournements de fonds (46 millions de gourdes, selon le parquet près le tribunal civil de Port-au-Prince), de blanchiment d’argent et d’association de malfaiteurs, à la charge de Sandro Joseph, ex-directeur général (septembre 2006 – novembre 2008) de l’Office national d’assurance vieillesse (Ona), de l’arpenteur Pierre Marcelin Jean-Philippe et du notaire Pierre Hermann Rémedor. Pour justifier sa décision, qui serait basée sur « une insuffisance de preuves », dans l’accusation contre Sandro Joseph, le juge Chanlatte évoque l’absence d’un arrêt de débet, de la Cour supérieure des comptes et du contentieux administratif (Csc/ca).

Le dossier de Sandro Joseph remonte à l’année 2008, quand il était directeur général de l’Ona. Il était l’objet, en octobre 2008, d’un mandat d’amener pour « corruption et blanchiment d’argent » présumés. L’Unité de lutte contre la corruption (Ulcc) avait, alors, requis la mise en mouvement de l’action publique contre Sandro Joseph, pour obtenir des éclaircissements sur la provenance de 27 mille dollars américains, versés en cash à un concessionnaire de véhicules par Sandro Joseph. Pendant que son administration à l’Ona accordait des prêts hypothécaires à des parlementaires et proches du pouvoir de l’époque, l’intéressé aurait acquis, dans des conditions peu claires, un terrain pour plusieurs millions de gourdes, selon les informations disponibles à l’époque.

Le jeudi 9 octobre 2008, Sandro Joseph aurait échappé à une tentative d’arrestation au sein même de l’Ona. Son avocat de l’époque, Me. Aviol Fleurant – titulaire du Ministère de la planification et de la coopération externe (Mpce) en 2016 – avait critiqué la tentative d’arrestation de son client, invoquant son statut de « haut fonctionnaire, comptable de deniers publics , n’ayant fait l’objet d’aucun arrêt de débet de la Cour supérieure des comptes et du contentieux administratif ».

Haïti s’incline face au Brésil : une défaite sévère, mais des motifs d’espoir demeurent

Canada, 19 juin 2026 (M9H) — La sélection haïtienne de football a subi une défaite difficile jeudi soir face au Brésil, s’inclinant sur le score de 3 buts à 0 dans le cadre de la Coupe du monde 2026. Face à l’une des plus grandes nations du football mondial, les Grenadiers ont livré une bataille courageuse, mais la qualité technique et l’efficacité offensive des Brésiliens ont finalement fait la différence.

Dès les premières minutes de la rencontre, le Brésil a imposé son rythme, monopolisant le ballon et multipliant les offensives. Malgré une organisation défensive disciplinée et plusieurs interventions importantes du gardien haïtien, la Seleção a réussi à trouver l’ouverture, prenant progressivement le contrôle du match.

Les Grenadiers ont tenté de réagir par des contre-attaques rapides et quelques séquences de possession intéressantes. Cependant, le manque de réalisme dans les derniers mètres et la pression constante exercée par les Brésiliens ont limité les occasions haïtiennes.

Au fil de la rencontre, le Brésil a démontré toute l’étendue de son talent collectif, ajoutant deux autres réalisations pour sceller une victoire logique de 3 à 0. Le score est lourd, mais il ne reflète pas totalement les efforts consentis par les hommes du sélectionneur haïtien, qui ont fait preuve de détermination et de courage face à un adversaire supérieur sur le papier.

Cette défaite complique la situation d’Haïti dans le groupe, mais elle ne met pas fin aux espoirs. Les Grenadiers devront rapidement tourner la page et se concentrer sur leur prochaine sortie, où chaque point comptera dans la lutte pour une qualification historique.

Au-delà du résultat, cette rencontre a démontré une fois de plus que le football haïtien continue de grandir et d’apprendre au contact des meilleures équipes du monde. Face à l’adversité, les joueurs haïtiens ont montré de la fierté, de l’engagement et un esprit de combat qui restent les véritables marques de cette sélection.

La route se poursuit pour Haïti. Plus que jamais, les Grenadiers auront besoin du soutien indéfectible de tout un peuple pour relever le défi et continuer à rêver sur la scène mondiale.

Score final : Brésil 3 – 0 Haïti

Le rêve n’est pas terminé. Dans le football, les plus belles histoires naissent souvent après les épreuves les plus difficiles.

Une mère, un fils et un rêve mondial : l’histoire bouleversante de Vozinha

Un rêve inachevé au cœur de la Coupe du monde

Canada, 18 juin 2026 (M9H) — Dans le tumulte de la Coupe du monde 2026, entre les exploits sportifs, les surprises et les passions qui traversent les continents, une histoire a touché le cœur de millions de personnes bien au-delà du football. C’est l’histoire d’un fils qui rêvait de partager le plus grand moment de sa carrière avec sa mère.

Le poids d’une absence

À 40 ans, Vozinha, le gardien emblématique du Cap-Vert, est devenu l’une des révélations du tournoi. Ses arrêts spectaculaires et son leadership ont permis à son pays d’écrire l’une des plus belles pages de son histoire sportive. Pourtant, derrière les applaudissements et les projecteurs, une absence pesait lourdement sur son cœur.

Après un match mémorable, le gardien capverdien n’a pas pu retenir ses larmes. Ému, il a confié que sa mère n’avait pas pu faire le voyage en raison des difficultés liées à l’obtention d’un visa et aux coûts financiers exigés. Alors que le monde célébrait ses exploits, il ressentait douloureusement le vide laissé par celle qui l’avait accompagné depuis ses premiers pas.

Une émotion qui traverse les frontières

Cette déclaration sincère a rapidement fait le tour du monde. Des milliers de personnes se sont reconnues dans cette douleur universelle : celle d’un enfant qui souhaite partager ses plus grandes réussites avec ses parents.

Une mobilisation exceptionnelle

Face à l’émotion suscitée par cette histoire, des personnalités politiques américaines se sont mobilisées. Le leader démocrate de la Chambre des représentants, Hakeem Jeffries, a personnellement sollicité une intervention auprès du secrétaire d’État Marco Rubio. Peu après, le Département d’État américain a confirmé que les membres des familles des joueurs participant à la Coupe du monde pouvaient bénéficier d’une dispense concernant la caution exigée pour certains visas.

La nouvelle tant attendue est finalement arrivée : Ana Candida Evora, la mère de Vozinha, a obtenu son visa.

Pour beaucoup, il ne s’agit que d’un document administratif. Pour Vozinha, c’est la possibilité de voir enfin, dans les tribunes, le visage qui l’a encouragé toute sa vie. Pour sa mère, c’est l’occasion d’assister au rêve devenu réalité de son fils, après des décennies de sacrifices, d’espoir et de persévérance.

Lorsque le Cap-Vert affrontera l’Uruguay, il y aura bien plus qu’un match de football. Dans les gradins, une mère regardera son fils défendre les couleurs de sa nation sur la plus grande scène sportive de la planète. Et sur le terrain, un homme jouera avec la force supplémentaire que seul l’amour d’une mère peut offrir.

Cette histoire nous rappelle que la Coupe du monde n’est pas seulement une compétition. C’est un lieu où les frontières s’effacent, où les rêves prennent vie et où les liens humains deviennent plus forts que toutes les différences.

Parfois, les plus grandes victoires ne se mesurent ni en buts ni en trophées. Elles se trouvent dans ces moments où une mère et son fils peuvent enfin vivre ensemble un rêve qu’ils ont construit toute une vie.

Vozinha, le mur du Cap-Vert : l’incroyable histoire d’un gardien devenu héros du Mondial

Canada, 16 juin 2026 (Media9HT) — Alors que les projecteurs de la Coupe du monde 2026 étaient braqués sur les grandes puissances du football mondial, un homme est venu bouleverser la hiérarchie établie. Son nom : Vozinha. À 40 ans, le gardien du Cap-Vert est devenu l’une des premières grandes révélations du tournoi après sa prestation exceptionnelle face à l’Espagne, championne d’Europe en titre.

Dans le football moderne, où la jeunesse est souvent présentée comme la clé du succès, Vozinha rappelle qu’il existe une autre richesse : l’expérience. Face à l’armada offensive espagnole, le dernier rempart cap-verdien a multiplié les interventions décisives, réalisant plusieurs arrêts déterminants qui ont permis à son équipe d’arracher un match nul historique (0-0) lors de la première rencontre du Cap-Vert en Coupe du monde.

Un parcours forgé dans l’ombre

Mais derrière cette performance se cache une histoire de persévérance exceptionnelle.

Né à Mindelo sous le nom de Josimar Dias, Vozinha n’a pas connu les projecteurs des grands centres de formation européens. Son parcours s’est construit dans l’ombre, entre les terrains du Cap-Vert, les championnats angolais et portugais, loin du prestige réservé aux vedettes du football mondial. Pendant des années, il a défendu les couleurs de son pays avec discrétion, devenant progressivement une figure incontournable de la sélection nationale.

Son histoire se confond avec celle du football cap-verdien. Longtemps considéré comme un outsider sur la scène africaine, le Cap-Vert a progressivement gagné le respect du continent avant de réaliser l’impensable : décrocher sa première qualification pour une Coupe du monde. Une qualification historique qui a fait du petit archipel l’un des plus petits pays de l’histoire à participer à un Mondial.

Le symbole de l’ascension du football cap-verdien

Pour Vozinha, cette aventure mondiale représente l’aboutissement de près de deux décennies de sacrifices. Au coup de sifflet final contre l’Espagne, les images du gardien en larmes ont fait le tour du monde. Elles racontaient bien plus qu’un simple match nul : elles symbolisaient la récompense d’une vie consacrée à poursuivre un rêve que beaucoup jugeaient inaccessible.

Une émotion qui dépasse le terrain

En quelques heures, le gardien cap-verdien est devenu une sensation mondiale. Son nom a envahi les réseaux sociaux et son exploit a été salué bien au-delà des frontières de l’Afrique. Pourtant, derrière cette soudaine célébrité, Vozinha demeure fidèle à ses valeurs : humilité, travail et amour du maillot national.

Dans cette Coupe du monde où les stars sont nombreuses, Vozinha incarne une autre facette du football : celle des hommes qui n’abandonnent jamais, qui continuent à croire malgré les obstacles et qui finissent par écrire leur légende lorsque personne ne les attend.

Plus qu’un gardien, un symbole national

Le Cap-Vert a peut-être trouvé en Vozinha bien plus qu’un gardien. Il a trouvé un symbole. Celui d’une nation qui refuse les limites, d’un peuple qui rêve grand et d’un football capable de défier les géants.

Quelle que soit la suite de ce Mondial, une certitude demeure : le nom de Vozinha restera associé à l’un des plus beaux contes de fées de la Coupe du monde 2026.

Une leçon de courage et de persévérance

À travers son parcours, Vozinha démontre que les rêves n’ont pas d’âge et que la détermination peut parfois renverser toutes les prédictions. Son histoire dépasse désormais le cadre du sport. Elle inspire une génération de jeunes Cap-Verdiens et rappelle au monde entier que les plus belles histoires du football sont souvent celles des outsiders qui osent croire en leur destin.

Haïti face au Brésil : le match de tous les espoirs

Canada, 15 juin 2026 (Media9HT) — Le rendez-vous du 19 juin 2026 entre Haïti et le Brésil dépasse largement le cadre d’un simple match de football. Pour les Grenadiers, cette rencontre représente peut-être l’un des moments les plus importants de leur histoire récente sur la scène internationale.

Après une défaite frustrante face à l’Écosse lors de leur entrée en lice, les Haïtiens n’ont désormais plus le luxe de l’erreur. Face à eux se dresse le Brésil, quintuple champion du monde, l’une des nations les plus prestigieuses du football mondial. Sur le papier, l’affiche semble déséquilibrée. Sur le terrain, elle pourrait pourtant devenir le théâtre d’un exploit historique.

Pour Haïti, l’enjeu est immense. Une défaite compliquerait considérablement les chances de qualification pour le second tour. À l’inverse, un match nul ou une victoire ouvrirait des perspectives extraordinaires avant la dernière journée de la phase de groupes.

Mais au-delà des calculs comptables, ce match représente également une occasion unique pour les joueurs haïtiens de démontrer au monde entier la progression du football national. Depuis plusieurs années, les Grenadiers se sont imposés comme une équipe capable de rivaliser avec des adversaires réputés plus forts. Leur parcours jusqu’à cette Coupe du monde est déjà une preuve de leur détermination et de leur talent.

Le contexte psychologique ajoute encore davantage d’intensité à cette rencontre. Les polémiques entourant le match contre l’Écosse ont laissé un goût amer dans le camp haïtien. Plusieurs observateurs estiment que certaines décisions arbitrales ont privé Haïti d’un résultat plus favorable. Face au Brésil, les Grenadiers auront donc une motivation supplémentaire : prouver que leur place dans cette compétition n’est pas le fruit du hasard.

Pour le Brésil également, la rencontre est loin d’être anodine. Après avoir été tenu en échec par le Maroc lors de son premier match, la Seleção a besoin d’une victoire pour se rapprocher des huitièmes de finale. Les Brésiliens savent qu’un nouveau faux pas pourrait fragiliser leur position dans un groupe plus disputé que prévu.

Cette opposition mettra également en lumière deux visions du football. D’un côté, le Brésil, géant mondial porté par une tradition de succès et un effectif rempli de vedettes. De l’autre, Haïti, nation de courage, de résilience et de passion, dont les joueurs portent sur leurs épaules les rêves de millions de compatriotes dispersés à travers le monde.

Pour le peuple haïtien, ce match revêt une dimension particulière. Dans un contexte souvent marqué par les difficultés économiques, sociales et sécuritaires, le football demeure l’un des rares espaces capables de rassembler toute une nation autour d’une même émotion. Pendant quatre-vingt-dix minutes, les divisions disparaîtront pour laisser place à un seul drapeau, un seul peuple et un seul espoir.

L’histoire du football est remplie d’exploits que personne n’avait vus venir. Le Brésil part favori, mais les grandes compétitions ont souvent rappelé que le courage, la discipline et la volonté peuvent parfois faire vaciller les plus grandes puissances.

Le 19 juin, Haïti ne jouera pas seulement contre le Brésil. Les Grenadiers joueront pour leur survie dans le tournoi, pour leur fierté nationale et pour écrire une nouvelle page de l’histoire du football haïtien.

Car certains matchs valent trois points. Celui-ci pourrait valoir beaucoup plus : il pourrait devenir un symbole.

Crédit photo : Fédération Haïtienne de football (Fhf)

Haïti – Écosse : quand le silence du VAR soulève de sérieuses questions

La sélection haïtienne a quitté la pelouse avec une défaite de 1 à 0 face à l’Écosse lors de son entrée en Coupe du monde 2026. Pourtant, au-delà du résultat, c’est l’arbitrage qui domine aujourd’hui les discussions et nourrit un profond sentiment d’injustice chez les joueurs, les observateurs et les supporters haïtiens.

L’unique but de la rencontre a été inscrit par John McGinn à la 28e minute, offrant à l’Écosse une victoire historique. Cependant, plusieurs décisions arbitrales controversées ont marqué la seconde période et pourraient avoir influencé l’issue du match.

Selon plusieurs médias internationaux et les témoignages des acteurs du match, Haïti a réclamé au moins deux pénaltys après des actions impliquant des mains présumées du défenseur écossais Grant Hanley dans la surface de réparation. Malgré les protestations des joueurs haïtiens, l’arbitre central n’a jamais désigné le point de pénalty et, plus troublant encore, aucune intervention significative du système VAR n’a été constatée.

Dans le football moderne, le VAR a été instauré pour corriger les erreurs manifestes et garantir davantage d’équité. Lorsqu’une situation litigieuse survient dans la surface de réparation, les supporters s’attendent légitimement à ce qu’une vérification approfondie soit effectuée. Or, dans cette rencontre, le silence du VAR a laissé place à de nombreuses interrogations.

Le capitaine haïtien Johnny Placide n’a pas caché sa frustration après le match, demandant davantage de transparence concernant les décisions prises par les officiels vidéo. Plusieurs observateurs ont également dénoncé un manque de cohérence dans l’application des règles.

Sur les réseaux sociaux, les réactions ont été immédiates. De nombreux supporters ont estimé qu’Haïti avait été privée d’une occasion légitime d’égaliser. Certains médias internationaux ont même évoqué une rencontre « entachée par la controverse », tandis que des milliers d’internautes se sont interrogés sur l’absence d’intervention du VAR lors des moments décisifs du match.

Il serait exagéré d’affirmer avec certitude qu’Haïti aurait remporté cette rencontre si ces décisions avaient été différentes. Cependant, il est tout aussi difficile d’ignorer que deux situations litigieuses majeures n’ont donné lieu à aucune correction visible de l’assistance vidéo. Dans une Coupe du monde où chaque point peut déterminer l’avenir d’une nation, la moindre erreur arbitrale prend une dimension considérable.

Malgré cette défaite, la prestation des Grenadiers a démontré que cette équipe a sa place parmi les meilleures nations du football mondial. Le sélectionneur Sébastien Migné a lui-même salué le courage et la qualité de jeu de ses joueurs, tout en regrettant les détails qui ont fait basculer le résultat.

Aujourd’hui, la question qui demeure est simple : si le VAR existe pour corriger les erreurs évidentes, pourquoi est-il resté silencieux lorsque tout un peuple réclamait des explications ?

Au-delà du score final, Haïti quitte cette rencontre avec le sentiment amer d’avoir perdu non seulement un match, mais peut-être aussi une partie de la justice sportive que le football moderne promet pourtant de garantir.

Haïti : 6 femmes mortes noyées et 18 autres personnes rescapées, dans un naufrage à l’Ile de la Tortue

Ile de la Tortue (Haïti), 17 août 2017 [AlterPresse] — Six (6) femmes sont mortes noyées et 18 autres personnes sont rescapées, dans un naufrage, survenu à l’aube du jeudi 17 août 2017, à l’Ile de la Tortue, située non loin de Port-de-Paix (département du Nord-Ouest d’Haïti).

Les corps sans vie de ces six femmes ont été retrouvés par la mairie de l’Ile de la Tortue, confirme, à l’agence en ligne AlterPresse, le maire principal de cette commune, Josemane Lubin.

L’accident a été enregistré au moment de coups de vents violents, associés à des averses orageuses, qui ont surpris les marins du à voile pendant une quinzaine de minutes.

L’intervention des membres de la municipalité de l’Ile de la Tortue et des marins de quelques voiliers a permis de secourir 18 personnes, alors que plusieurs autres sont, jusqu’à maintenant, portées disparues.

Certaines des personnes naufragées ont été transportées d’urgence à l’hôpital, pour recevoir les soins que nécessite leur cas.

Les opérations de sauvetage se poursuivent, dans le but de retrouver d’autres corps ou rescapés, fait savoir Lubin.

La mairie de l’Ile de la Tortue n’est pas en mesure de fournir des informations sur le nombre exact de personnes, qui étaient à bord de ce batiman mettant voile vers Port-de-Paix.

Le drame s’est produit en mer, entre l’Ile de la Tortue et Port-de-Paix. Des dizaines de personnes étaient embarquées à bord de ce navire, sur le port de l’Ile de Tortue, pour se rendre à Port-de-Paix, selon les témoignages recueillis.

Interrogé par AlterPresse, Gabriel Santiague, un habitant de l’Ile de la Tortue, déplore les mauvaises conditions de transport maritime, dans lesquelles voyagent les gens dans la zone. Ce qui serait à la base de ces naufrages répétés.

Le Service maritime et de navigation d’Haïti (Semanah) n’arrive pas vraiment à contrôler les ports du pays, alors que les voyages maritimes ne se font pas dans de bonnes conditions météorologiques.

« Pas de gilets de sauvetage pour les passagères et passagers. Les marins des voiliers ne consultent pas la météo, pour s’informer des conditions météorologiques, sans oublier la surcharge des bateaux à voile, qui desservent la population dans la zone ».

Beaucoup de menaces planent sur la population, qui fréquente la mer, prévient Santiague.

Il y a un mois (en juillet 2017), un bateau surchargé avait fait également naufrage dans la zone, rappelle Gabriel Santiague.

9 personnes périrent noyées, après un naufrage survenu, dans la nuit du samedi 30 avril au dimanche 1er mai 2016, à Anse-Rouge dans le Haut Artibonite.

Il est temps de porter une attention soutenue aux risques de navigation en mer, en ce début du XXIe siècle, avait souhaité ; le 27 septembre 2015, à l’occasion de la journée mondiale de la mer,.le directeur général d’alors du Semanah, Eric Junior Prévost

Haïti cherche de nouvelles voies pour construire un modèle de développement maritime intégré, tenant compte des intérêts de tous les acteurs du secteur maritime.

Le secteur maritime serait en agonie depuis la fermeture, en 1915, de l’école réservée à la formation maritime, qui a été dirigée par l’amiral Hammerton Killick (Ndlr :18 avril 1856 – 6 septembre 1902), avait signalé Prévost.

La fuite de cerveaux vers l’Amérique du Nord aurait affaibli le secteur maritime, selon Prévost. [jep emb rc apr 17/08/2017 15:30]

http://www.alterpresse.org/spip.php?article22002#.WZcX8unkXIU

Haïti-Droits humains : La mairie de Cavaillon annonce l’ouverture d’une enquête sur la traite de 25 enfants haïtiens

Cavaillon (Haïti), 14 août 2017 [AlterPresse] — La mairie de Cavaillon annonce une enquête pour faire la lumière sur le dossier, relatif à la traite de 25 enfants haïtiens, originaires de Cavaillon (Sud), dans une interview accordée à l’agence en ligne AlterPresse.

Cette enquête devrait permettre d’identifier et de punir les auteurs et co-auteurs de cette traite..

« Ces enfants ont laissé la commune de Cavaillon, le (dimanche) 9 juillet 2017. Ils ont été découverts (retrouvés) 22 jours après, dans une maison qui n’avait aucune enseigne. Les enfants étaient au nombre de 28, mais un parent a eu le temps de récupérer ses trois enfants », rapporte à AlterPresse une des membres du conseil municipal de Cavaillon, Myriam Jean-Louis.

La traite de ces 25 enfants, originaires de Cavaillon, aurait été effectuée par deux pasteurs, également originaires de Cavaillon, ainsi que par un autre, qui se trouvait à Port-au-Prince, se prétendant être détenteur d’un orphelinat dans la zone de Verrettes (département de l’Artibonite).

Les enfants ont été transportés de Cavaillon vers la municipalité de Verrettes, par les présumés trafiquants, qui ne détenaient aucune autorisation des mairies de Cavaillon et de Verrettes, relate Myriam Jean-Louis.

Les présumés trafiquants ont été appréhendés sur ordre du commissaire du gouvernement, près le tribunal civil de Saint-Marc (Bas Artibonite), Wilkens Jules, qui a transféré le dossier au cabinet d’instruction de la même juridiction, à Saint-Marc.

Ces enfants seraient devenus malades, parce qu’ils n’auraient pas été bien traités (les conditions d’accueil n’auraient pas été meilleures, là où ils ont été emmenés), informe Jean-Louis.

Ces enfants ont été retrouvés, pour la plupart, mal vêtus et pieds nus.

Agés de 5 à 15 ans, ces 25 enfants ne recevaient pas de traitement adéquat à « l’orphelinat », où ils étaient retenus, déplore la mairie de Verrettes..

Actuellement, l’un des suspects de la traite de ces 25 enfants, un pasteur, responsable d’un « pseudo-orphelinat », serait incarcéré à Saint-Marc (Artibonite), fait savoir la mairie de Cavaillon.

300 mille enfants en domesticité en Haïti seraient victimes de traite, selon les chiffres avancés par le Comité national contre la traite des personnes (Cnltp), lors d’un atelier organisé en mars 2017.

Les autorités policières avaient procédé, le dimanche 5 février 2017, à l’arrestation de sept présumés trafiquants, lors de la tentative de traite de 14 mineures, âgées de 13 à 17 ans, et de trafic de 17 jeunes filles majeures, âgées de 18 à 24 ans, sur la côte des Arcadins (nord de la capitale).

9 Haïtiens ont été arrêtés, le même jour, pour traite de ces mineures vers l’étranger.

La formation d’une commission parlementaire spéciale a été annoncée, en juin 2017, en vue de faire la lumière sur la tentative de traite de ces jeunes. [jep emb rc apr 14/08/2017 12:10]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article21986#.WZcXUenkXIU

Haïti-Presse : « Une certaine forme d’attentat », dénonce le journaliste Jean Nazaire Jeanty, victime d’un accident de circulation à Léogane

P-au-P, 11 août 2017 [AlterPresse] — « Une certaine forme d’attentat » : c’est ce que dénonce le correspondant de la Radio privée Caraïbes f.m, dans la ville des Cayes (Sud), Jean Nazaire Jeanty, victime d’un accident de circulation, dans la soirée du mardi 8 août 2017.

Jeanty est sorti indemne de cet accident de circulation, survenu vers 10:00 pm (2:00 gmt le mercredi 98 août 2017), dans la zone de Dufort, à Léogâne (sud de la capitale Port-au-Prince),

« J’ai aperçu une voiture qui me poursuivait, au niveau de Léogâne. Chaque fois que j’essayais d’accélérer, il continuait de me poursuivre. Par moments, quand je m’arrêtais, il s’arrêtait aussi pour m’attendre sur la route », relate le journaliste, dans une interview accordée à l’agence en ligne AlterPresse.

« Arrivé au niveau de Dufort, le véhicule, qui me poursuivait, a percuté l’arrière de ma voiture, avant de prendre la fuite comme si de rien n’était ».

« La collsion a été tellement forte, que j’aurais pu laisser ma vie si je n’avais pas mis ma ceinture de sécurité » », confie Jeanty, l’air inquiet.

Cette « forme d’attentat » contre le journaliste Jean Nazaire Jeanty survient quelques jours après que le maire principal de la ville des Cayes, Jean Gabriel Fortuné, a proféré des menaces de mort à l’encontre de Jeanty.

Ces menaces de mort font suite à la diffusion d’un reportage du journaliste, signalant la présence d’ordures sur la plage Gelée (à proximité des Cayes), où est prévu, du samedi 12 au mardi 15 août 2017, un festival à l’occasion de la fête Notre-Dame de l’Assomption de l’église catholique romaine en Haïti.

« S’il y avait un service secret dans le pays, Jean Nazaire Jeanty devrait être mort… Le salaire du péché, c’est la mort… », avait affirmé, avec insistance, Gabriel Fortuné dans la presse.

Tout en demandant à la justice de faire son travail, Jean Nazaire Jeanty salue la solidarité et le support de la population, notamment des associations de médias et des organisations de droits humains, nationales et internationales, à son égard.

Plusieurs organisations et associations de défense et de promotion des droits de humains, dont le Centre œcuménique des droits humains (Cedh), l’Association des journalistes haïtiens (Ajh), l’Association nationale des médias haïtiens (Anmh) et l’Association des médias indépendants d’Haïti (Amih), ont vivement condamné les menaces de mort du maire principal des Cayes à l’encontre du journaliste Jeanty.

Jean Gabriel Fortuné est invité par le commissaire du gouvernement, près le tribunal civil des Cayes, Bergeaud Raymond, à se présenter devant le parquet du tribunal civil des Cayes, le lundi 21 août 2017, après une plainte déposée contre lui par le journaliste Jean Nazaire Jeanty. [jep emb rc apr 11/08/2017 10:20]

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Haïti-Assainissement : Des marais salants négligés à Caracol

Par Jean Élie Paul, envoyé spécial

Caracol (Haïti), 03 août 2017 [AlterPresse] — Des marais salants, situés dans la municipalité de Caracol (Nord-Est d’Haïti), seraient privés d’entretien (maintenance), selon les témoignages recueillis par l’agence en ligne AlterPresse.

Interrogés par AlterPresse, lors du « Rallye frontière libre 2017 », réalisé du vendredi 28 au dimanche 30 juillet 2017, sur la ligne frontalière entre Haïti et la République Dominicaine, plusieurs habitantes et habitants déplorent la dégradation des bassins de conditionnement, servant à produire du sel dans la zone.

Des détritus et matières fécales sont jetés dans l’espace, où se trouvent plusieurs bassins de conservation du sel, pointe du doigt le principal promoteur du « Rallye frontière libre 2017 », le journaliste et entrepreneur Ives-Marie Chanel.

Le Parc industriel à Caracol a cessé d’acheter du sel des commerçantes et commerçants, après y avoir trouvé des matières fécales, rapporte-t-il.

Les autorités devraient aider les commerçantes et commerçants dans le processus d’exploitation, « de façon plus moderne », du sel, dans l’objectif d’induire des revenus à la communauté de Caracol, encourage Chanel. .

Dans le Parc industriel à Caracol, des millions de dollars américains (Ndlr : US $ 1.00 = 64.00 gourdes ; 1 euro = 79.00 gourdes ; 1 peso dominicain = 1.60 gourde aujourd’hui) sont dépensés, alors que, dans les zones environnantes, rien n’a été fait pour améliorer les conditions déplorables de vie de la population.

Il est nécessaire de gérer les déchets dans cet espace de marais salants, notamment aux alentours des bassins de conditionnement du sel.

Les mois de juillet, août et septembre 2017 sont consacrés à la construction des entrepôts et à la récolte du sel.

« (…), les immondices s’accumulent, les insectes prolifèrent, les eaux de surface sont contaminées et la population recourt, sans discernement, au brûlage. Les matières en plastique, soumises à ce traitement, provoquent des émanations de gaz toxiques, qui affectent la santé des personnes et des animaux ainsi que l’environnement », lit-on dans un document du Plan d’action départemental pour l’environnement et le développement durable du Nord-Est.

On assiste à un spectacle effroyable dans la zone, où les latrines des maisons ne sont pas construites selon les normes d’hygiène. Le sol est souvent jonché de matières fécales.

Dans la zone de Monte Christi (en face de Fort Liberté), les bassins sont mieux entretenus, parce que les Dominicains ont des usines pour mettre le sel dans des sachets, souligne Ives-Marie Chanel.

Avec l’implantation du parc industriel, à la fin du mois de mars 2012, à Caracol (Nord-Est d’Haïti), plusieurs spécialistes avaient soulevé de nombreux risques environnementaux, en général, et pour l’écosystème marin dans la baie de Caracol, en particulier.

« La baie de Caracol est reconnue comme une zone unique à Haïti. Elle comprend les plus grandes mangroves restantes du pays, accueille plus de 20 mille oiseaux migrateurs par an et représente un habitat et une zone d’alevinage productifs pour un écosystème marin, qui fournit de nombreux services aux communautés côtières haïtiennes », relève une étude de la compagnie Koios, engagée pour évaluer les impacts sociaux et économiques, après le choix, en 2012, du site pour l’implantation de la zone franche industrielle.

La population assiste, avec impuissance, à la détérioration de l’une des plus belles baies du monde (la troisième, dit-on, après celles de Rio et de Naples) avec ses montagnes avoisinantes et ses précieux bassins versants, qui alimentent des sources aujourd’hui polluées et à débit réduit. [jep emb rc apr 03/08/2017 10:40]

Photos : Abdonel Dorvil

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